Brussels Airport accueille jusqu’à 94 000 passagers tous les jours, et tous doivent passer par le contrôle de sécurité pour faire inspecter leur bagage à main. Depuis le printemps 2017, ce contrôle s’effectue sur 25 « screening lanes » ultramodernes. Grâce à la technologie innovante et à la procédure appliquée ici pour la première fois par ENGIE Fabricom, les opérations sont plus efficaces, mais aussi plus confortables à la fois pour les voyageurs et pour les agents de sécurité. Le système suscite l’intérêt des autorités de sécurité du monde entier.

450 plateaux par heure et par machine

Au début de chaque ligne, les voyageurs doivent comme par le passé déposer leur bagage à main et leurs effets personnels dans un bac en plastique. Cependant, la capacité des lignes a été augmentée : chaque ligne de ce nouveau système ultramoderne peut traiter 450 bacs par heure, notamment parce que chaque bac, après usage, est renvoyé automatiquement vers le début de la ligne. De ce fait, les bacs sont toujours disponibles en nombre suffisant et le passage s’en trouve fluidifié.

Les 25 bandes transporteuses du système sont munies d’une grande quantité de capteurs. Les nombreuses données ainsi recueillies sont traitées en temps réel par un système de supervision conçu par ENGIE Fabricom.

Les agents de sécurité ne se tiennent plus à côté des scanners, mais se trouvent dans une salle de contrôle centrale. Ils peuvent ainsi se concentrer entièrement sur le contrôle des images radioscopiques. Lorsqu’ils repèrent un élément suspect, le bac concerné est muni d’une marque virtuelle et le bagage est acheminé vers une deuxième bande transporteuse pour un contrôle plus approfondi. Sur son écran, l’agent de sécurité peut voir immédiatement la zone où se trouve l’objet suspect et s’y rendre pour une inspection manuelle.

Le décollage

Le système intéresse les responsables de la sécurité des aéroports du monde entier. Des « screening lines » similaires sont déjà en service aux aéroports de Narita et de Haneda (Tokyo) au Japon et à Keflavik en Islande. Ils le seront bientôt à Osaka au Japon et à Lyon en France. D’autres institutions, comme l’OTAN, la Cour européenne de justice à Luxembourg et le port de Barcelone ont également marqué leur intérêt pour ce système novateur.